L'armement

La Tapisserie est un document essentiel pour connaître l'armement du XIe siècle, notamment lors de la bataille d'Hastings.

 

La Tapisserie est un document essentiel pour connaître l'armement du XIe siècle, notamment lors de la bataille d'Hastings. Le combattant mis en évidence sur la Broderie est le chevalier normand. Les multiples représentations permettent de connaître très précisément son armement défensif et offensif.

Le combattant est vêtu d'un haubert, qui couvre tout le corps jusqu'aux genoux, avec une fente devant et derrière pour lui permettre de monter à cheval. Le haubert est constitué d'un vêtement de cuir recouvert de plaques métalliques (de formes diverses), fixées par des rivets. C'est ce que laisse penser la scène 37 montrant le transport des armes vers les navires. Il n'est pas exclu que certains aient revêtu une cotte de maille, telle qu'elle s'imposera pas la suite. La tête est protégée par un casque à nasal de forme conique et le corps par un bouclier de forme oblongue.

Le chevalier brandit une lance, dont il se sert pour terrasser l'ennemi. Il porte une épée au côté, qu'il utilise en dernier recours pour le combat rapproché.

Les fantassins normands, moins bien armés, sont peu nombreux sur la Tapisserie. Seuls les archers sont représentés à deux reprises, au début et à la fin de la bataille.

Les Anglais ont le même armement que les Normands, mais ils sont tous fantassins. On distingue les housecarls, qui manient à deux mains leur grande hache et les hommes du Fyrd, qui sont des paysans plus ou moins bien armés.

La Tapisserie met en valeur l'action des chevaliers au détriment de celui des fantassins, qui jouèrent néanmoins un rôle essentiel à la bataille d'Hastings.

 

Pierre Bouet et François Neveux
Spécialistes internationaux de la Tapisserie de Bayeux

 

 

Pour en savoir plus :

La Tapisserie de Bayeux, de Pierre Bouet et François Neveux
Beau livre à paraître en octobre 2013, éditions Ouest France