Les bordures

La bande centrale de la Tapisserie de Bayeux est encadrée par une bordure supérieure et une bordure inférieure.

 

La bande centrale est encadrée par une bordure supérieure et une bordure inférieure, mesurant chacune environ 7 cm.

Ces bordures présentent des motifs iconographiques dont la relation avec l'histoire racontée dans la bande centrale est rarement évidente. On y voit surtout des animaux, réels (oiseaux, lions, chiens, cervidés, chameaux) ou imaginaires (dragons crachant le feu, griffons, centaures et centauresses). Ces animaux sont disposés la plupart du temps deux par deux, soit face à face, soit deux à deux, séparés ou non par des barres obliques et des motifs floraux.

 

 

A certains endroits de la bordure supérieure, la série animalière est interrompue, quand le dessin de la bande centrale envahit tout l'espace. C'est le cas avec les voiles des navires (scènes 5-6, 34-39) ou le sommet de certains bâtiments (scènes 27-35).

De même, la bordure inférieure sert à représenter les morts du champ de bataille dans les dernières scènes de l'œuvre (scènes 51-58).

Dans la première partie de la Broderie, on a identifié sur la bordure inférieure plusieurs fables empruntées au poète latin Phèdre (s'inspirant du Grec Esope), comme le corbeau et le renard, le loup et l'agneau ou le loup et la cigogne. De même, on trouve des scènes de la vie quotidienne (chasse à courre et travaux des champs) et quelques figures érotiques, hommes ou femmes nus, dont on comprend mal la fonction par rapport au récit central.

 

Pierre Bouet et François Neveux
Spécialistes internationaux de la Tapisserie de Bayeux

 

 

Pour en savoir plus :

La Tapisserie de Bayeux, de Pierre Bouet et François Neveux
Beau livre à paraître en octobre 2013, éditions Ouest France